Les Sept Fontaines
Un témoin des anciens fonds de vallée
La réserve naturelle des Sept Fontaines s'étend à Hannut sur une partie de la vallée du ruisseau Henri-Fontaine où l’on observe de nombreux éléments de végétation qui ont disparu partout ailleurs sur le territoire de la commune. Eaux stagnantes, rivière à pente faible, roselière sèche, fourrés rudéraux, aulnaies-frênaies alluviales, prairies alluviales… sont autant de témoins de ce que l’on pouvait observer dans la plupart des fonds de vallée il y a moins d’un siècle, avant l’intensification importante de l’utilisation des sols. Le site fait partie de la structure écologique principale de Hannut, en tant que zone centrale.
Les Sept Fontaines
Un vallon né de l’abondance des sources
Ici, l’eau est partout. Les nombreuses sources qui jaillissent dans le vallon alimentent les ruisseaux, les prairies humides et les plans d’eau qui ponctuent la réserve. Certaines de ces sources étaient autrefois exploitées sous forme de cressonnières, témoignant d'une longue relation entre les habitants et les eaux du site. Aujourd’hui, les anciens bassins ont laissé place à trois étangs aux berges douces, tandis que les roselières et les végétations des zones humides offrent au vallon des ambiances changeantes au fil de la promenade.
Une mosaïque de milieux retrouvée
La réserve a connu une importante restauration dans le cadre du projet européen LIFE Belgian Nature Integrated Project, à l’initiative de Natagora et de la ville de Hannut. En 2023, seize mares et trois étangs ont été aménagés, des prairies humides et inondables restaurées par débroussaillage et étrépage, et plusieurs centaines de mètres de haies et de ripisylves ont été plantés. Un verger hautes-tiges composé d’anciennes variétés fruitières vient compléter cette mosaïque. Ces interventions permettent aujourd’hui de retrouver un paysage plus ouvert et plus diversifié, où les milieux humides peuvent pleinement jouer leur rôle.
Entre verger, prairie et forêt alluviale
Les Sept Fontaines se découvrent aussi à travers les différents paysages qui se succèdent dans le vallon. Une prairie de fauche riche en fleurs côtoie le verger, entretenu par un pâturage extensif, tandis que les haies champêtres forment des corridors écologiques entre les différents milieux. Plus bas, la forêt alluviale s’installe dans les zones régulièrement soumises aux crues du Henri Fontaine, avec ses vieux arbres et son bois mort laissé sur place. Un sentier didactique équipé de panneaux permet de découvrir ces différents visages de la réserve et de comprendre comment l’eau, les pratiques agricoles et les actions de restauration ont façonné ce paysage.