Maintenant ou jamais pour la péliade !

Photo de réserve

Après des études poussées sur le sujet, d’innombrables journées de prospection, de multiples échanges entre gestionnaires de milieux naturels, la conclusion s’impose : il est urgent d’agir pour la vipère péliade ! Sans quoi, la Wallonie se verra bientôt orpheline d’une des espèces les plus emblématiques de sa faune sauvage. Les opérations prioritaires sont la protection des derniers sites où l’espèce subsiste, la pose de clôtures contre les sangliers, et des actions de gestion qui profiteront également à une faune et une flore riche et variée. Un projet qui ne sera réalisable qu'avec votre soutien !

L’été touche à sa fin. La nuit a été rythmée par de lourds orages. Le matin venu, quelques belles éclaircies poussent sur le terrain les volontaires du groupe de travail Serpents de Natagora. Fagne, Famenne, Ardenne… Landes à callunes, lisières forestières, friches, abords de voies ferrées, tourbières… de nombreux milieux sont passés au peigne fin par une bonne vingtaine de passionnés pour suivre les dernières populations de vipères péliades en Wallonie. Si ce serpent est un des vertébrés les plus menacé d’extinction sur notre territoire, il est également devenu un nouveau symbole de la faune sauvage de nos régions au court de ces dernières années.

Ces actions de suivi permettent de mettre en évidence des zones à dédier urgemment à la protection de ce reptile dont il n’existe plus actuellement qu’une vingtaine de petites populations dans le sud-ouest wallon, toutes isolées les unes des autres. Pour inverser la tendance, plusieurs acteurs publics et privés (spécialistes et volontaires du monde associatif, Département de la nature et des forêts, communes, université…) ont décidé d’unir leurs forces pour mettre en place des actions concrètes au profit des derniers bastions de ce fascinant reptile.

Sur base de l’expertise de Raînne, le pôle herpétologique de Natagora, plusieurs zones prioritaires font ainsi l’objet d’un programme de mise sous statut de protection par le DNF et/ou d’achat de terrain par notre association. Une belle dynamique transversale et complémentaire dont l’objectif est d’augmenter la surface des zones protégées pour garantir les résultats à long terme.

Une espèce ciblée, mais pas seulement...

En réouvrant landes et clairières au profit de la vipère péliade, nous constatons bien souvent que de nombreuses autres espèces réagissent à leur tour très positivement : autres reptiles dont la discrète coronelle lisse, papillons des milieux forestiers, passereaux et petits mammifères comme le muscardin qui profitent des refuges constitués pour les reptiles, flore parfois assez atypique… mais aussi le rare engoulevent d’Europe. Comme la vipère péliade, cet oiseau qui niche au sol subit fortement les nuisances dues aux surpopulations de sangliers.

Une étude de nos spécialistes publiée dans la revue internationale Animal Conservation a d’ailleurs démontré l’impact majeur sur les serpents causé par la surabondance de sangliers. En plus de l’agrandissement de réserves existantes, les fonds récoltés via cet appel serviront donc aussi à la pose de clôtures autour des zones protégées, offrant ainsi la quiétude nécessaire au redéploiement des espèces ciblées.

Un projet ambitieux et nécessaire pour lequel vos dons feront la différence !

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