Vallée de la Gueule

L'intérêt paysager exceptionnel d'une nature riche et variée

La vallée de la Gueule fait partie intégrante du parc des Trois-Pays. Ce terroir est bien connu au-delà de ses propres limites pour la beauté de ses villages, fermes, châteaux et paysages, ainsi que pour la richesse de ses milieux naturels. La vaste réserve naturelle de la Vallée de la Gueule présente une grande diversité d’habitats et constitue un véritable havre de paix pour une multitude d’espèces animales et végétales.

Flore délicate sur sol contaminé

Dans l’histoire géologique de cette région, les nombreuses fractures et failles perpendiculaires à la direction du plissement des couches ont affecté le socle de roches primaires et permis aux eaux y circulant d’y déposer les minéraux qu’elles contenaient, y formant ainsi d’importants dépôts métallifères. Cette particularité géologique, a entraîné un passé historique riche et mouvementé qui est également à la base de l’intérêt biologique exceptionnel des fameux sites calaminaires. La réserve accueille au moins cinq espèces de plantes sauvages adaptées à la vie sur des sols intoxiqués aux métaux lourds : la fétuque, la pensée, le tabouret et le silène calaminaires ainsi que le gazon d’Olympe. Toutes ces espèces sont devenues très rares en Wallonie !

Succession de milieux au fil de la rivière

À côté des milieux calaminaires, la réserve naturelle s’égrène sur plus de 4 km le long de la rivière. Ceci lui permet d’évoluer, naturellement, au grè de ses humeurs, en créant un nouveau méandre par ici, une nouvelle falaise propice au martin-pêcheur par là. La réserve regroupe une mosaïque d’habitats, allant des eaux de surfaces jusqu’aux formations boisées sur les versants. Parmi ces types d’habitats, certains présentent un grand intérêt compte tenu de leur rareté locale voire régionale et/ou de leur attractivité pour des espèces animales ou végétales d’intérêt patrimonial.

Mares, pelouses et prairies pâturées

Dans la réserve naturelle, l’état de conservation de tous ces habitats est en constante amélioration. Si les mégaphorbiaies, les mares permanentes ou temporaires, les pelouses calaminaires, les berges et le cours d’eau ainsi que les milieux forestiers sont presque laissés à leur évolution naturelle, les prairies extensives sont quant à elles pâturées annuellement par un troupeau « naturel » de bovins galloways. Tout un spectacle ! Tout ceci favorise l’expression de dynamiques qui permettent aux habitats naturels de se développer, de s’améliorer et de procurer des milieux attractifs pour l’ensemble des espèces animales et végétales présentes, mais aussi pour le plus grand bonheur des promeneurs et riverains.

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