Thier aux pourcets

Agneaux, moutons, cochons... et orchidées

Au cœur de Comblain-la-Tour, en face de l’Ourthe, un énorme massif rocheux jaillit du sol. Sur cette longue bande rocheuse abrupte qui s’étend perpendiculairement à la rivière, la réserve du Thier aux Pourcets dévoile ses merveilles botaniques.

Une bien étrange dénomination

Le Thier aux Pourcets était autrefois pâturé par les animaux des habitants de Comblain-la-Tour et de Lawé. Moutons, chèvres… et cochons devaient se rencontrer fréquemment sur cette butte. D’où son nom : "thier" signifie "versant de colline" en wallon et "pourcets" désigne les cochons. Ce petit massif rocheux est également appelée la Roche Conique, à cause de la silhouette qu’elle offre depuis l’autre rive de l’Ourthe.

Bienvenue en Provence

La réserve est occupée par des pelouses calcicoles façonnées par des siècles de pâturage. Cette pratique a permis l’installation d’une végétation très particulière, adaptée aux conditions quasi méditerranéennes qui y règnent : chaleur, sécheresse et faible profondeur du sol. Milieux très rares en Wallonie, ces pelouses calcaires abritent une faune et une flore remarquables comptant de nombreuses espèces menacées. On retrouve ici de très belles orchidées mais aussi des espèces aromatiques telles que l’origan, le thym ou la sarriette. Il suffit d’un rayon de soleil et d’une brise légère pour réveiller leur parfum, et projeter le promeneur dans le Midi.

Une pelouse qui revient de loin

Au début du siècle dernier, l’agriculture délaisse cependant ce coteau abrupt à la végétation trop maigre et la forêt reprend possession des lieux. Les espèces typiques des pelouses calcaires disparaissent progressivement du site qu’elles ont habité durant des siècles. En 2011, le projet LIFE Hélianthème, porté par Natagora, entreprend sa restauration afin de permettre à ce cortège d’espèces de se redéployer. Puisqu’autrefois, les moutons pâturaient ces coteaux, quoi de plus naturel que de faire appel à eux pour éviter l’embroussaillement. Mais attention, il y a mouton et mouton ! C’est un mouton rustique, le roux ardennais, qui est choisi puisqu’il se satisfait de la maigre végétation des lieux. Grâce à un travail mécanique ponctuel réalisé par les volontaires de Natagora, la végétation des pelouses calcaires recolonise peu à peu le site.

Activités de cette réserve

je m’engage pour cette réserve

Faire un don pour cette réserve

Faire un don pour cette réserve Protégez la nature ici, près de chez vous, en permettant l'achat de réserves et en soutenant nos efforts pour leur restauration. Vous pouvez choisir de faire un don libre qui financera l'ensemble de nos efforts de protection et de sensibilisation ou soutenir une réserve, une espèce ou un projet particulier.

Devenir volontaire

Natagora aide à redéployer la biodiversité dans de très nombreux domaines, ce qui nous donne l’occasion de diriger chaque personne qui souhaite devenir volontaire vers une tâche, petite ou grande, exactement à la mesure de ses envies, de ses qualifications et de ses disponibilités. Chez Natagora, le volontariat est concret, convivial et riche de belles expériences. On y apprend autant qu’on aide.

Participez à une activité de gestion

Natagora aide à redéployer la biodiversité dans de très nombreux domaines, ce qui nous donne l’occasion de diriger chaque personne qui souhaite devenir volontaire vers une tâche, petite ou grande, exactement à la mesure de ses envies, de ses qualifications et de ses disponibilités.

Actualités

07/10/2026

Analyse : Le frelon asiatique, l’indésirable au coeur du débat public

Le frelon asiatique (Vespa velutina), aussi appelé frelon à pattes jaunes, a fait couler beaucoup, beaucoup d’encre ces derniers mois. Dans les médias, au parlement wallon, dans les communes, autour des ruches ou sur les terrasses des cafés, cet hyménoptère a presque monopolisé le débat public, à tel point qu’on ne sait presque plus quoi croire à son sujet. Mais comment expliquer que le frelon asiatique attire autant l’attention de la presse et du monde politique ?
En savoir plus
23/09/2026

Déclaration de Nairobi : de l'espoir pour les oiseaux migrateurs

Le Sommet mondial des voies de migration, organisé par BirdLife International et Nature Kenya, a débouché sur l'adoption de la Déclaration de Nairobi sur les voies de migration. Avec gouvernements, scientifiques, ONG et institutions financières qui étaient présentes, nous avons signé la Déclaration. Nous y défendons une idée simple, mais qui change tout : on ne sauvera pas les migrateurs site par site. Il faut protéger ou restaurer un réseau cohérent de sites tout le long de leurs routes, car si un seul maillon de la chaîne cède, c'est toute la chaîne qui est menacée.
En savoir plus
Contenu promotionnel
22/09/2026

Des zones humides restaurées grâce au soutien de Candriam

Restaurer les zones humides, les tourbières et le cours naturel des rivières : en Wallonie comme en Flandre, Natagora et Natuurpunt agissent pour permettre à l’eau de retrouver sa place dans nos territoires. Des actions concrètes sont mises en place, notamment, grâce au soutien du Candriam Institute for Sustainable Development. Sécheresses, pluies intenses, inondations… Face aux dérèglements climatiques, la capacité des milieux naturels à retenir l’eau devient plus que jamais un enjeu incontournable.
En savoir plus