Virelles

Homme et nature réconciliés

Un vaste étang de 80 ha, bordé de milieux variés, constitue la réserve située sur la commune de Chimay, à la frontière de la Fagne et de la Calestienne. Créé au XVIe siècle pour les besoins de la métallurgie locale, le plan d'eau est pollué et défiguré par le tourisme de masse dans les années septante. Aujourd'hui, la nature y a repris ses droits grâce à un partenariat avec BNP Paribas Fortis et le WWF.

Une grande diversité de milieux

La riche biodiversité s’explique par un patchwork d’habitats de grand intérêt. Le vaste plan d’eau est bordé d’une roselière particulièrement attractive pour les oiseaux. A l’arrière de celle-ci, de splendides aulnaies évoluent sans intervention humaine, en témoigne un caractère sauvage très marqué. Mentionnons également l’ancien parc, au peuplement très diversifié, qui comprend de nombreux arbres remarquables et est parcouru par un sentier didactique. 

Un étang riche en espèces

Le plan d'eau et ses abords attirent une avifaune très diversifiée. Plus de deux cents espèces, principalement aquatiques, peuvent être observées : hérons, cormorans, grèbes, canards plongeurs et de surface, passereaux des marais... Certaines sont rares et menacées comme la sterne pierregarin ­­— apparue suite à la pose de plates-formes de nidification à son attention —, la marouette ponctuée ou la locustelle luscinioïde. L’étang en lui-même, avec sa faible profondeur et ses berges en pente douce, est particulièrement propice à la faune et à la flore. Les grands herbiers de plantes aquatiques constituent de superbes terrains de ponte pour de nombreuses libellules. Derrière une grande roselière, le pré de Fagne présente une richesse botanique exceptionnelle : la scorsonère des prés, la petite scutellaire ou le sélin, ainsi que diverses laîches et orchidées peu fréquentes y trouvent refuge.

Un centre de découvertes

Au sud de la réserve, l’Aquascope propose ses activités de sensibilisation. De nombreux événements nature s’y déroulent tout au long de l’année. Virelles est un exemple parfait de bonne cohabitation entre activités humaines et respect de l’environnement. En aménageant et en protégeant les lieux, l’homme assure un déploiement idéal de la biodiversité. Débordante de vitalité et de couleurs, virevoltante de plumes et d’élytres, la nature offre en retour un spectacle de toute beauté.

Activités de cette réserve

je m’engage pour cette réserve

Faire un don pour cette réserve

Faire un don pour cette réserve Protégez la nature ici, près de chez vous, en permettant l'achat de réserves et en soutenant nos efforts pour leur restauration. Vous pouvez choisir de faire un don libre qui financera l'ensemble de nos efforts de protection et de sensibilisation ou soutenir une réserve, une espèce ou un projet particulier.

Devenir volontaire

Natagora aide à redéployer la biodiversité dans de très nombreux domaines, ce qui nous donne l’occasion de diriger chaque personne qui souhaite devenir volontaire vers une tâche, petite ou grande, exactement à la mesure de ses envies, de ses qualifications et de ses disponibilités. Chez Natagora, le volontariat est concret, convivial et riche de belles expériences. On y apprend autant qu’on aide.

Participez à une activité de gestion

Natagora aide à redéployer la biodiversité dans de très nombreux domaines, ce qui nous donne l’occasion de diriger chaque personne qui souhaite devenir volontaire vers une tâche, petite ou grande, exactement à la mesure de ses envies, de ses qualifications et de ses disponibilités.

Actualités

22/10/2026

Analyse : Protéger la trame étoilée, défendre le droit à l’obscurité

Nous sommes en octobre 2025, soit il y a pile un an. Les jours raccourcissent, les nuits s’allongent et de nombreux citoyens nous alertent, outrés : leur commune a décidé de rallumer l’éclairage public nocturne. Depuis la crise énergétique de 2022, les communes privilégiaient pourtant l’extinction des feux. Mais trois ans plus tard, les lampadaires se rallument les uns après les autres, mettant en lumière les risques, souvent méconnus, de la pollution lumineuse sur notre santé et celle des êtres vivants non-humains, cachés dans l’obscurité.
En savoir plus
21/10/2026

La FWA, syndicat agricole ou lobby des pesticides ?

Début octobre, la Fédération wallonne de l’agriculture (FWA) s’est adressée aux communes par courrier pour leur demander de s’opposer au projet de Programme Wallon de Réduction des Pesticides 2028-2032 (PWRP 4). Celui-ci a pour objectif de réduire les risques et les effets de l’utilisation des pesticides sur la santé – en ce compris, celle des agriculteurs – et sur l’environnement, ainsi que de réduire la dépendance à l’égard de l’utilisation des pesticides. Malgré la succession de trois programmes de réduction depuis 2013, les quantités de pesticides utilisées n’ont pas démontré de tendance à la diminution au cours des vingt dernières années.
En savoir plus
21/10/2026

Cinquantenaire : après trois feux d'artifice, nous attendons toujours le bilan promis pour les martinets

Entre le 6 juin et le 21 juillet, trois événements avec effets pyrotechniques et son amplifié ont menacé la colonie de martinets du Cinquantenaire. Grâce à la mobilisation de milliers d'entre vous, les dispositifs les plus dangereux pour la colonie ont finalement été écartés le 21 juillet. Deux mois plus tard, nous ne savons toujours pas ce que ces trois soirées ont coûté aux martinets, et nous n'avons reçu aucun des documents de suivi qui devaient permettre de l'établir.
En savoir plus
Contenu promotionnel
28/09/2026

ENGIE et Natagora : après la Montagne Saint-Pierre, cap sur Modave !

Le 20 septembre dernier, près de 160 participants ont exploré la réserve naturelle de la Montagne Saint-Pierre, à l'invitation d'ENGIE, Natuurpunt et Natagora. Retour sur cette belle journée de découverte de la biodiversité, avant une nouvelle sortie nature gratuite, organisée le 25 octobre aux alentours de la réserve naturelle de Modave.
En savoir plus