Devant-Bouvignes

Une petite Provence qui surplombe la Meuse

Dans les vallées de la Lesse, de la Leffe et de la Meuse, les réserves naturelles se succèdent, formées de rochers et de pelouses calcaires : Furfooz, Poilvache, Roche-Noire, Waulsort… Dans la continuation, à deux pas de Dinant, sur un abrupt versant de la Meuse, s’étend la vaste réserve de Devant-Bouvignes. Le site se compose d’une mosaïque de milieux, entre pelouses rases et anciennes carrières, qui abritent une riche biodiversité.

Les moutons rustiques, pattes au chaud

Le sol des pelouses rases est constitué de calcaires ne retient pas l’humidité et offre donc la chaleur nécessaire au développement d’une flore typique. Un troupeau de moutons Mergelland, une race rustique, assure leur gestion par pâturage. Devant-Bouvignes inclut aussi de nombreuses zones boisées, dont certaines en réserve intégrale. Les sous-bois composés de buis, parfois centenaires, cachent des milieux humides qui contrastent avec les chaudes pelouses situées quelques mètres plus loin. Une famille de blaireau y a déjà été observée.

Un repère pour les rares rhinolophes

Les remblais d’anciennes carrières constituent des habitats plus minéraux. N’y pousse qu’une végétation pionnière de mousses, lichens et orpins, surmontée çà et là de quelques bouleaux. Les carrières jouent un rôle non négligeable dans l’histoire de la réserve. Plusieurs petites exploitations ont façonné le site, créant ici des parois abruptes, là des refuges appréciés des chauves-souris. Les petits et grands rhinolophes, espèces fortement menacées, s’y sont d’ailleurs établis. Les vastes tapis de pierrailles calcaires font également le bonheur des papillons diurnes, notamment le rare flambé.

Balades ouvertes et balisées

Les caractéristiques thermiques de la réserve sont également favorables aux reptiles, dont la coronelle lisse et le lézard des murailles sont de fiers représentants. La variété des milieux rencontrés profite aussi à de nombreuses espèces d’oiseaux. Bien que sa nidification ne soit pas prouvée sur le site, le pic noir traverse souvent la réserve, tout comme l’alouette et le busard Saint-Martin. Deux circuits balisés traversent les 70 ha de la réserve, invitant le promeneur à profiter de superbes points de vue et à découvrir une riche biodiversité.

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